Le projet pilote de recherche Chez Soi porte sur l'itinérance et la santé mentale dans cinq villes canadiennes : Moncton, Montréal, Toronto, Winnipeg et Vancouver.

Au mois d’août 2010, 1 035 personnes avaient été recrutées et 569 ont été logées.

Au sujet du projet Chez Soi

Le projet Chez Soi est basé sur le modèle de priorité au logement (voir ci-dessous). En tout, 2285 itinérants vivant avec une maladie mentale prendront part au projet. De ce nombre, 1325 seront logés et recevront une gamme de services qui les aideront tout au long du programme. Les autres participants recevront les services habituellement offerts dans leur ville.

Les participants devront payer une partie du loyer et recevront la visite du personnel du programme au moins une fois par semaine. Le projet vise à offrir des choix de logement, y compris des appartements et des foyers de groupe. Ces logements seront offerts aux participants dans divers quartiers de la ville.

Le but général du projet est de déterminer, à l’aide de données probantes, quels services et systèmes pourraient le mieux répondre aux besoins des itinérants vivant avec une maladie mentale. Parallèlement, le projet permettra d’offrir un soutien utile et pratique à des centaines de personnes vulnérables.

Actuellement, au Canada, il n’existe aucune donnée provenant d’une étude exhaustive similaire. Non seulement l’étude de la Commission est unique, mais elle constitue la plus importante de ce genre au monde.

Particularités de chaque ville

Une comparaison entre les différents modèles de priorité au logement et la prestation de soins habituels sera effectuée dans toutes les villes participantes. De plus, dans chacune des cinq villes, une population particulière sera ciblée et diverses sous-études seront effectuées.

(Cliquez sur le nom d’une ville pour en savoir davantage sur le projet qui s’y déroule.)

  1. Moncton : Une des villes canadiennes qui affiche le taux de croissance le plus rapide mais où il manque des services pour les anglophones et les francophones


  2. Montréal : Différents services de santé mentale sont offerts aux itinérants au Québec


  3. Toronto : La ville présente une diversité ethno-culturelle et compte de nouveaux immigrants qui ne parlent pas anglais


  4. Vancouver : On y trouve des personnes souffrant de toxicomanie et de dépendance


  5. Winnipeg : Un milieu urbain où vivent des Autochtones


Fondement du modèle accordant la priorité au logement

Le modèle accordant la priorité au logement constitue l’une des approches visant à mettre fin à l'itinérance et à aider les personnes touchées à réintégrer la communauté. Cette approche a mené à des résultats positifs dans d’autres villes où elle a été mise en œuvre. L’hypothèse avancée est que lorsqu’une personne est logée, elle est plus en mesure de se concentrer sur d’autres aspects de sa vie.

Responsables de l’étude

Le projet Chez Soi est coordonné par Jayne Barker, Ph.D., vice-présidente des initiatives de recherche de la Commission de la santé mentale du Canada. Paula Goering, Ph.D., est chercheuse principale à l’unité de recherche et de consultation sur les systèmes de santé du centre de toxicomanie et de santé mentale de Toronto.

La Commission collabore étroitement avec les provinces et les municipalités, les chercheurs, de nombreux prestataires de services locaux (qui offrent des services de consultation, des examens de suivi, etc.) ainsi qu'avec des personnes ayant une expérience de la privation de logement et de la maladie mentale.

En outre, les groupes suivants auront un rôle important à jouer – ou en jouent déjà un (cliquez sur les noms de groupe pour en savoir davantage).

Les projets de recherche prendront fin en 2013. Ensemble, ils permettront d’accumuler une base de données probantes qui aidera le Canada à se hisser parmi les leaders mondiaux en matière de prestation de services aux itinérants vivant avec une maladie mentale.

En février 2008, le gouvernement fédéral a accordé 110 millions de dollars à la Commission de la santé mentale du Canada pour qu’elle trouve des façons d’aider le nombre croissant d'itinérants qui vivent avec une maladie mentale.