La Commission de la santé mentale du Canada (CSMC) a été mise sur pied pour contribuer à la création d’un système intégré de santé mentale destiné à améliorer la vie des personnes aux prises avec la maladie mentale au pays. La CSMC encourage la collaboration entre les gouvernements, les fournisseurs de services, les employeurs, les chercheurs ainsi que les personnes aux prises avec la maladie mentale, leurs fournisseurs de soins et les familles.

Le groupe du corridor a été créé en 2009 dans le cadre de l’initiative de lutte contre la stigmatisation Changer les mentalités, avec l’objectif d’améliorer concrètement la vie des personnes aux prises avec des maladies ou des problèmes associés à la santé mentale. Grâce à leur savoir, leur expérience et leur leadership à l’échelle locale et communautaire, les membres du groupe sont en mesure de fournir une rétroaction sur la lutte contre la stigmatisation dans les communautés. Le groupe fait maintenant partie du Centre d’échange des connaissances.

Son nom est important, car il reflète son origine. Il fait valoir que dans bon nombre de groupes et de communautés, les plus importantes discussions ont lieu loin des tables, mais plutôt dans les corridors. Le groupe s’assure ainsi que ces discussions importantes ayant lieu dans les corridors parviennent aux tables de discussion officielles.

Le groupe du corridor est un groupe de personnes ayant vécu la maladie mentale, soit personnellement ou par l’intermédiaire d’un être cher. Son rôle est de prodiguer des conseils d’experts relativement à des initiatives, des projets et des domaines prioritaires précis, mais du point de vue critique et recherché des personnes ayant vécu la maladie mentale.

Groupe du corridor

Nigel Bart
Nigel Bart

M. Bart détient un baccalauréat en beaux-arts et est le fondateur et l’animateur principal de l’Artbeat Studio Inc. La musique et l’art jouent un rôle important dans sa vie et constituent une ressource nécessaire à son rétablissement de la schizophrénie. Il a su reconnaître un lien important entre sa propre santé mentale et sa créativité. Depuis, M. Bart cherche des façons d’appuyer d’autres artistes aux circonstances semblables. Artbeat Studio Inc. a ouvert ses portes en 2005 grâce à l’aide des parents de M. Bart, d’un conseil d’administration et de bailleurs de fonds engagés.  M. Bart a réalisé une vidéo primée sur la lutte contre la stigmatisation intitulée Inside Out, a exposé des œuvres aux Musée des beaux-arts du Canada et demeure un militant dévoué à la cause des occasions équitables et de l’acceptation des personnes aux prises avec la maladie mentale.

Laurence Caron
Laurence Caron

M. Caron a tout récemment commencé à discuter ouvertement de ses expériences personnelles en matière de problèmes de santé mentale, de rétablissement et de services de soins de santé après avoir entendu la phrase inspirante suivante : « Si seulement les personnes en crise doivent, contre leur gré, divulguer leur maladie mentale et si ceux qui se sont rétablis cessent d’en discuter, nous communiquons un faux message à l’échelle mondiale relativement à ce que c’est d’être humain, d’éprouver des difficultés, et d’espérer les surmonter pour jouir d’une vie remplie et enrichissante ».

À l’heure actuelle, M. Caron est gestionnaire de projet et courtier du savoir pour l’Association québécoise pour la réadaptation psychosociale. Détenant une formation en travail social, il utilise maintenant ses antécédents en matière de maladie mentale pour étayer ses travaux à titre de soignant professionnel ainsi qu’au cours des activités de transfert du savoir à l’échelle du Québec et du Canada. Même s’il craint toujours les répercussions découlant de la divulgation, il est fier de participer au groupe du corridor. 

John Dick
John Dick

M. Dick est le coordonnateur du Conseil des patients du Centre des sciences de la santé mentale Ontario Shores, qui fait valoir la perspective du consommateur en matière d’enjeux systémiques et des services offerts dans l’établissement. M. Dick est l’un des membres fondateurs du Conseil des patients, créé dans l’établissement en 1993. Il est au service du centre hospitalier depuis 10 ans.

Il est un ancien client du système de santé mentale et est conférencier depuis 15 ans pour la coalition TAMI (Talking about Mental Illness), qui a animé des ateliers professionnels destinés aux adultes et a présenté des conférences au sujet de la stigmatisation liée à la maladie mentale et aux dépendances à plus de 50 000 étudiants d’écoles publiques et secondaires. Par le passé, il a milité pour la santé mentale dans le centre hospitalier, dans la communauté et en tant que membre du groupe du corridor de la CSMC. Il continue de défendre les intérêts des personnes ayant des antécédents de maladie mentale.

Il a fait l’objet d’un documentaire au sujet de la stigmatisation associée à la santé mentale intitulé Extraordinary People. En novembre 2008 à Queen’s Park, M. Dick a reçu le Prix de distinction pour les services aux victimes du procureur général de la province. Il est également le récipiendaire du Prix national pour les partenariats en santé mentale au Canada de 2012.

Eugène Leblanc
Eugène Leblanc

Depuis 1987, M. Leblanc est le directeur d’un centre d’activités en santé mentale dirigé par les pairs à Moncton (Nouveau-Brunswick). Outre la direction du Groupe de support émotionnel inc, il est le diffuseur et l’éditeur de la publication OUR VOICE / NOTRE VOIX, diffusée à l’échelle internationale, et qui fait la promotion des points de vue des personnes ayant des antécédents en matière de maladie mentale au sujet du système de santé mentale.

En 2003, il s’est vu décerner le Prix des droits de la personne du Nouveau-Brunswick pour sa contribution à la santé mentale à titre de militant communautaire. Il est le corédigé en 2008 l’ouvrage Dare to Imagine: From Lunatics to Citizens.

Il a été le président de l’Association des centres d’activité du Nouveau-Brunswick pendant neuf ans. M. Leblanc amène une perspective critique sur les soins de santé mentale traditionnels. Il consacre passionnément son temps à l’importance de renforcer les capacités des collectivités désavantagées.

Austin Mardon
Austin Mardon

M. Mardon est un défenseur de la santé mentale. Son premier contact avec la schizophrénie s’est fait à l’âge de 5 ans, puisqu’un membre de sa famille en est atteint. Il a lui-même reçu ce diagnostic à l’âge de 30 ans. Il a servi dans la Force de la réserve à Lethbridge et a participé à une expédition portant sur les météorites de la NSF et de la NASA, à 170 km du pôle Sud, avant de tomber malade. Il a obtenu son doctorat en géographie de la Greenwich University (Australie) par apprentissage à distance. Ses travaux de défense des intérêts des personnes aux prises avec la maladie mentale sont tout aussi impressionnants. Outre la panoplie d’entretiens accordés aux médias au sujet de la maladie mentale, M. Mardon a publié des articles sur la foi, la schizophrénie, l’itinérance et de l’aide au revenu.

Il est membre de l’Ordre du Canada, a siégé à plusieurs conseils d’administration, a effectué du bénévolat auprès de différents organismes de santé mentale, et est l’un des membres fondateurs du Prosper Place Clubhouse à Edmonton (Alberta). Il est l’auteur de 60 livres et plus de 300 articles. Tout récemment, M. Mardon a reçu la médaille d’honneur de l’Association médicale canadienne. Il est membre titulaire honoraire de la Société royale du Canada et s’est vu décerner, en 2007, le prix de la famille Jefferies de la Société canadienne de schizophrénie. Il a également été représentant du public du Collège des travailleurs sociaux de l’Alberta et du Premier's Council of the Status of Persons with Disabilities.

Debbie Sesula
Debbie Sesula

Mme Sesula détient une maîtrise en leadership (avec spécialisation en santé), une certification en thérapie de la réalité et une attestation d’Accréditation et Certification Soutien par les Pairs (Canada) pour agir à titre de mentor et de pair-aidant. Depuis plus de 20 ans, elle participe activement à la communauté du soutien par les pairs que ce soit à titre de travailleuse de soutien par les pairs, de chercheuse, de responsable de l’élaboration et de la coordination de programmes, d’élaboratrice de programmes d’études et de formatrice. À l’heure actuelle, elle travaille en tant que coordonnatrice au North Shore Peer Support Program en partenariat avec Vancouver Coastal Health, que gestionnaire du Balancing Bipolar Peer Support Program en partenariat avec la Canadian Bipolar Association et a, par le passé, été présidente du comité de certification d’Accréditation et Certification Soutien par les Pairs (Canada).

Chris Summerville
Chris Summerville

M. Summerville est le directeur général de la Société de schizophrénie du Manitoba depuis 1995. Il est également le PDG de la Société canadienne de schizophrénie depuis 10 ans. Il a siégé à plusieurs conseils d’administration locaux, régionaux, provinciaux et nationaux, dont la Société pour les troubles de l’humeur du Canada, le Réseau national pour la santé mentale, Réadaptation Psychosociale Canada et l’autorité régionale de la santé de South Eastman (Manitoba). À l’heure actuelle, il est le coprésident de l’Alliance canadienne pour la maladie mentale et la santé mentale.

M. Summerville est un praticien autorisé en réadaptation psychosociale titulaire d’un doctorat du Dallas Theological Seminary. Il a reçu un doctorat honorifique en droit de l’Université de Brandon en 2014. 

Lui-même prestataire de services de santé mentale et issu d’une famille qui en a aussi recours (son père et son frère sont atteints d’un trouble bipolaire, ses frères et sœurs sont atteints de troubles dépressifs, deux autres membres de sa famille se sont suicidés), M. Summerville croit que notre société, et nos dirigeants, doivent percevoir la maladie mentale en tant qu’enjeu de justice sociale, et non pas seulement comme un enjeu de santé, qui traite des iniquités, des inégalités et des injustices envers les personnes aux prises avec la maladie mentale (et leurs familles), qui ont été ghettoïsées, stigmatisées, marginalisées et privées de leurs droits en raison de la discrimination systémique.  Par conséquent, M. Summerville appuie et promeut activement la théorie du rétablissement, les travailleurs du soutien par les pairs, l’inclusion sociale des personnes aux prises avec la maladie mentale et le besoin de traiter des déterminants sociaux de la santé et des efforts de promotion et de prévention en matière de santé mentale.